Qui croire ?

Au fil des discussions qui s’engagent avec les uns et les autres, une chose apparait : notre grande difficulté à savoir où se trouve la vérité et à faire confiance à tout ce qui sort du discours dominant.

Pourquoi ? Sans nul doute parce que nous sommes conditionnés à penser que nous n’avons pas le choix, conditionnés à penser que nous ne savons pas, conditionnés à mettre notre esprit critique en sourdine et à laisser les autres penser pour nous.

C’est dommage… Avec la convention citoyenne, nous avons pu nous rendre compte que n’importe quel citoyen, avec de l’information, du temps de réflexion, du partage, est en mesure de proposer un vrai projet de société, cohérent, viable pour tous, pérenne et respectueux. N’importe qui donc vous, moi, mon voisin, ma vieille tante, est en mesure de penser le monde, pour peu qu’elle ait entre les mains de l’information. Cela a tellement bien fonctionné que le gouvernement n’en fera rien. Pas d’enjeu pour les participants autre que celui d’une société heureuse et équilibrée, stable. Les propositions qui en ont découlé ne peuvent alors pas aller dans une direction où d’autres intérêts sont directeurs. Rideau donc.

Si ce sont les autres, les “sachants”, qui s’octroient indirectement la primeur de penser pour le “petit peuple”, les “petites gens”, le problème vient alors du fait que les enjeux financiers, industriels, politiques sont tellement importants qu’ils influent sur la façon dont sont réalisés puis transmis les faits, les chiffres et autres données. Nous sommes en pleine fabrique de l’ignorance et à ce sujet vous pouvez voir en accès libre un documentaire très éclairant sur la question, intitulé justement La fabrique de l’ignorance. Et vous savez quoi ? C’est tellement omniprésent et influent sur nos comportements et sur nos pensées que c’est même devenu une discipline de recherche !